Scène estivale

Plouf ! À partir d’un exercice scolaire réalisé sur papier, j’ai complété cette scène en digitrad sur Toon Boom Harmony. 135 dessins pour 3 secondes d’animation. Décors peints sur Photoshop. Le saut a été influencé par les tutoriels d’Aaron Blaise. Et j’ai appris beaucoup sur le mouvement de l’eau dans l’ouvrage de Joseph Gilland, Elemental Magic, technique of special effects animation (2012).


Avec le son, c’est encore mieux !

La vallée

Le projet avance. Voici, en primeur, trois des décors du court-métrage sur lequel je travaille en ce moment : Solstice. Mon protagoniste marche pieds nus ce qui signifie que je dois dessiner 120 orteils pour chaque seconde de film. (J’ai une espèce de dyslexie pour les orteils. Il m’arrive fréquemment de dessiner deux pieds gauches ou deux pieds droits). Quand l’animation me sort par les oreilles, je me repose en peaufinant les décors. Les hautes herbes me permettront de prendre une pause d’orteils dans quelques scènes. Je dois remettre tout le matériel : animation, décor, couleurs et effets le 9 mai. Et la première (en ligne) aura lieu le 26 mai 2021 !

Le jour s’apprête à se lever sur une vallée que le personnage découvre en sortant de la forêt.
Tous les décors sont en multiplan. La brume sera animée et traversée de lucioles.
Dessinés dans Photoshop, les effets finaux (le soleil qui se lève, par exemple) seront réalisés avec After Effects.

Dernier droit

course d'un enfant et d'une panthère
Rentrée d’hiver. Mes deux derniers cours sont considérés comme des laboratoires, ils se tiendront donc sur place, dans un Cégep désert et sans le renforcement positif des espressos de l’Exode. Cette longue pause m’a permis de prendre un recul bénéfique sur mon film de fin d’études. Je mesure avec appréhension la tâche qui me reste à accomplir, mais je l’aborderai dans de meilleures conditions : je suis équipé pour travailler de chez moi et je n’aurai plus à travailler à temps partiel. Ne me reste plus qu’à plonger.

J’avais commencé ce dessin en 2019, il s’agit d’une première version de mes personnages dans le style UPA. Ils ont bien changé depuis. (Animer des lunettes est un peu casse-cou.)

Lumières

C’est souvent la lumière qui me touche dans une illustration. La lumière crée le volume, la présence et elle laisse deviner l’univers qui se déploie hors du cadre. Avec les couleurs, elle installe les atmosphères. Je n’étais pas satisfait des résultats que j’obtenais dans mes illustrations, jusqu’à ce que je tombe sur un cours en ligne de Samuel Smith. Ce jeune artiste français multi-talentueux a travaillé entre autres comme artiste couleur sur le film Klaus de Sergio Pablos. Voici le résultats des exercices du cours et quelques essais personnels :

 

Pour en savoir plus :

Le cours de Samuel Smith, Lighting principles for digital painting est offert en anglais sur Domestika. Ce cours concis, clair et bien structuré vaut amplement le prix d’achat. Je le recommande !

Quelques références présentées par Samuel Smith :

Le site du cours Pratique de l’éclairage en arts visuels à l’École des arts numériques, de l’animation et du design (NAD) de l’Université du Québec à Chicoutimi regorge de ressources pour réviser et explorer les possibilités des théories de la lumière.

Sphère lumière dure
source : Les secrets de la sphère, http://patenteux.com/lumiere/

Axonométrie

On avait fait ce dessin en première année. La perspective axonométrique lui donne un aspect un peu rigide qui me rappelle les jeux vidéo. J’ai utilisé les derniers jours de ma licence « étudiant/covid-19 » Photoshop pour colorer la scène. Pour la suite, j’hésitais entre l’abonnement étudiant assez dispendieux d’Adobe et d’autres solutions moins chères. J’ai déjà Clip Studio Paint (aka Manga Studio) qui a l’immense avantage du dessin en vectoriel, mais il est difficile d’approche quand on a l’habitude de Photoshop. Et côté couleur, Clip Studio Paint ne me paraît pas à la hauteur. On m’a parlé d’Affinity Photo, ça a l’air bien. Peut-être que je devrais combiner les deux. C’est ce que je me demandais jusqu’à ce que je reçoive cette nouvelle…
jourQuelques semaines plus tôt, j’avais postulé pour un poste d’artiste layout dans un grand studio de Montréal. N’ayant pas eu de réponse, j’en avais fait mon deuil. Quand, un matin, je reçois un courriel d’une technicienne en ressources humaines dudit studio. Mon portfolio leur a plu et après une brève entrevue, ils m’offrent un poste à temps plein permanent. En raison de la pandémie et pour des raisons de confidentialité, je devrai travailler de la maison sur un ordi leur appartenant. Celui-ci me sera livré bientôt, avec toutes les licences dont je pourrais avoir besoin. Je serai payé pour dessiner! J’ai encore du mal à le croire. Nuit

Retour au Contentin

lay-outAfin de mettre en pratique ce que j’ai appris dans l’atelier de Nathan Fowkes, j’ai retrouvé un dessin réalisé pour le premier cours de décor. J’ai d’abord appliqué les couleurs locales en soulignant les volumes avec un éclairage diffus. Puis, j’ai modifié cette première image pour en créer une version nocturne. J’ai ajouté quelques personnages (dans le style Tonko House) pour habiter la scène et créer des touches de lumière supplémentaires. La dernière version est éclairée par le soleil du petit matin. Le tout m’a pris pas mal de temps ; j’avais du mal à me brancher sur les couleurs de chaque élément. J’imagine que l’assurance viendra avec l’expérience.Retour au Contentin, jourRetour au Contentin, nuit

Au petit matin

Atmosphères

J’ai réalisé ces dessins dans le cadre du Color and Light Workout de Nathan Fowkes sur Schoolism. Tenter de suivre Nathan Fowkes pendant qu’il s’exécute m’a fait réaliser que j’avais grand besoin d’une mise à niveau Photoshop (et d’entraînement) ! Cet atelier m’a permis de gagner en rapidité. J’y ai appris à mieux utiliser les calques de réglages pour obtenir un résultat naturel. Le lay-out qui a servi de base à cet exercice a été dessiné par Bari Greenberg, pour le film Prince of Egypt (1998). Les couleurs originales, reproduites dans le premier croquis, sont de Ron Lukas. Chaque croquis a été fait en 40 minutes ou moins.

Le bonheur des oiseaux

En ce temps troublé, dans nos vies confinées, reste le plaisir d’observer les oiseaux, de nos fenêtres ou de nos balcons.

Les vents des derniers jours ont été favorables aux oiseaux migrateurs. Très tôt ce matin, une grive des bois de passage, Hylocichla mustelina, chantait dans la ruelle, derrière chez moi. Cette espèce est en déclin, possiblement à cause de la déforestation, au Québec comme dans ses quartiers d’hiver, en Amérique centrale.


Le chant de la grive des bois se compose de phrases musicales de cinq ou six notes et se termine en trille doux. Je l’associe aux premières lueurs de l’aube et aux mystères de la forêt. (Audio © Lang Elliott, Bob McGuire, Kevin Colver, Martyn Stewart, Audubon.org.)

Les jours d’été ne seraient pas les mêmes sans la gaieté et le vol ondoyant du chardonneret jaune, qui porte très mal son nom scientifique, Spinus tristis. Il chante souvent en volant, modulant son phrasé au rythme de ses ondulations. Dans la plupart des régions, les chardonnerets nichent tard en saison, en juillet et en août, au moment où les graines dont ils se nourrissent sont les plus abondantes : asclépiade, aster, tournesol, chardon, etc.