De bédéesque à pictural

J’ai mis de côté mes fusains avec une certaine appréhension. C’est le médium avec lequel je suis le plus à l’aise dans un atelier de modèles vivants, mais je voulais m’essayer à l’aquarelle. Je me suis donc lancé dans l’inconnu. Naturellement, mes premiers essais sont influencés par mes habitudes de dessin animé. Les lignes sont solides et fermées, les couleurs en aplats. Ces premiers essais ont en commun une allure « bédéesque ». Bien qu’efficaces, je les trouve un peu figés.

Graphite, aquarelle, juin 2022

J’ai donc cherché le moyen d’aller vers plus de liberté. J’ai diminué le poids des lignes en passant, par exemple d’un crayon 6B à HB. J’ai cessé de rechercher la solidité du trait et j’ai laissé tomber la fermeture des lignes. La contrainte du temps, inhérente aux modèles vivants, m’a poussé à prendre pris plus de risques. J’ai laissé l’eau et les pigments interagir. Et par moment, les résultats m’ont étonné, agréablement. L’aquarelle retrouvait sa vie propre et insufflait cette vie au dessin. Celui-ci se rapprochait de la peinture. Je veux continuer à apprivoiser ce lâcher-prise lors des prochains ateliers. Lire la suite

Inventaire de vacance

Pointe Est de l'Île-aux-lièvres
Pointe est de l’Île aux lièvres
  • Manger une poutine à la Fromagerie Lemaire de Drummondville, sur la Transcanadienne ;
  • Boire une limonade aux fraises au bout du quai de Saint-Jean-Port-Joli ;
  • Escalader un cabouron à Saint-Germain-de-Kamouraska pour contempler le Fleuve Saint-Laurent d’au-dessus des terres ;
  • Entrevoir le croupion jaune d’une paruline tigrée, entre les branches d’un pin gris ;
  • Écouter les histoires rocambolesques d’une dame franco-canadienne à l’auberge de jeunesse de Rivière-du-Loup ;
  • Partager un dortoir avec des inconnus qui ronflent, qui boivent et qui ont des nuits agitées ;
  • Suivre des yeux le dos blanc des bélugas en chasse, au large de Rivière-du-Loup ;
  • Pique-niquer avec le Poutet dans le vent du large, sur la grève de l’île aux lièvres ;
  • S’avancer dans le Fleuve jusqu’aux chevilles, être saisi par le froid ;
  • Sursauter en entendant le souffle puissant d’un petit rorqual ;
  • Prendre la traverse de Rivière-du-Loup à Saint-Siméon ;
  • Marcher à flanc de montagne jusqu’à la plage de l’anse aux sables, près du village de Baie-des-Rochers ;
  • Monter la côte des Éboulements et réaliser que les voitures hybrides en autopartage ne sont pas infaillibles ;
  • Traverser le pied de lumière d’un arc-en-ciel sur une route de Charlevoix ;
  • Boire une blanche de Charlevoix à l’auberge La fascine sur L’Isle-aux-Coudres ;
  • Se baigner jusqu’aux genoux au milieu des cascades de la Rivière des Boudreault ;
  • Découvrir l’héritage des Petites franciscaines et leur importance dans le développement de Baie-Saint-Paul ;
  • Rentrer en ville le cœur encore plus assoiffé de vent et de nature.

Le vertige

J’ai traversé les dernières années comme un long tunnel. J’ai retenu ma respiration. J’avais le sentiment que mon temps était compté, que c’était peut-être ma dernière chance de vivre pour dessiner. Après trois années de cours au collégial et deux autres à bosser sur des productions américaines dans un studio d’animation de Montréal, j’ai remis ma démission. Épuisé. J’ai eu envie, au moins pour un temps, de mettre mes énergies sur ce qui m’a amené dans ce domaine, le désir de faire de l’illustration et de la bande dessinée. Je me retrouve devant une page blanche, avec l’espoir que le blanc du papier se peuple de mes envies et de mes aspirations. Je plisse les yeux, ébloui. Et j’ai encore bien du mal à rester immobile et à supporter l’incertitude et le silence. Respirer.

Hors du cadre, c’est le ressac. Mes démons m’attendaient au détour…

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solutions de rechange aux GAFAM

Pour l’environnement, pour le respect des droits des travailleurs, mais également pour favoriser la venue d’un Internet, plus diversifié, hors du modèle du capitalisme de surveillance, j’essaie de prendre mes distances avec les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). C’est une tâche ardue ! Ces multinationales sont omniprésentes et parfois incontournables. Mais petit à petit, j’arrive à m’en détacher. Après plusieurs expérimentations, voici quelques services en ligne que j’ai adoptés.

Créé en 2021, cet article s’est bonifié au fil du temps. Dernière mise à jour : 20 septembre 2022. Cet article n’est pas commandité. :-)

Navigateur

Depuis plusieurs années, je ne jure que par Firefox, le logiciel libre. La dernière version offre une foule de fonctions pour limiter l’appétit vorace de Facebook et de Google pour les données de navigation. Il est simple d’y ajouter des modules d’extension pour bloquer les publicités et contrôler l’accès aux réseaux sociaux.

Moteur de recherche

J’utilise le plus souvent Qwant et DuckDuckGo pour mes requêtes. Il faut apprivoiser ces moteurs de recherche qui ne disposent pas, comme Google, d’une masse de données à notre sujet. Alterner les moteurs me permet d’obtenir un éventail plus vaste de résultats.

Pour remplacer les logiciels Office

Les logiciels gratuits de la série LibreOffice ont été élaborés et peaufinés par une communauté d’utilisateurs engagés. Je m’en sert depuis plus d’un an et ils sont parfaitement compatibles avec leurs équivalents chez Microsoft. Je ne pourrais plus m’en passer et il est hors de question que je rachète un jour la série de Microsoft.

Traduction

J’ai découvert DeepL, un service nettement supérieur à Google Translate en précisions et en nuances. La version gratuite suffit à mes usages.

Courriel

J’ai ouvert un compte chez ProtonMail. Il m’a fallu quelques jours pour m’habituer à l’interface, mais son utilisation est vraiment simple. En matière de protection de la vie privée, je crois bien qu’il s’agit du service le plus sécuritaire actuellement.

Messagerie

J’avais entendu beaucoup de bien de Signal et l’application s’est avérée à la hauteur de mes attentes. Son efficacité et sa polyvalence égalent celles de Messenger. Signal peut être utilisé aussi bien sur un téléphone que sur un ordinateur de bureau.

Vidéo et plateformes de diffusion en continu

Pour héberger ou voir des vidéos, je préfère Vimeo à Youtube racheté par Google en 2006. L’entreprise basée à New York est principalement financée par les abonnements et les locations. On n’y retrouve donc aucune publicité. L’accent est mis sur la qualité. Vimeo modère le contenu mis en ligne par les utilisateurs et n’autorise pas le contenu à caractère trop commercial, les enregistrements de jeux ou la pornographie.

Pour remplacer Netflix et Cie, j’emprunte films et séries directement à la bibliothèque ou je les regarde sur Kanopy. (Gratuit pour les abonnés de plusieurs bibliothèques et universités.) Le site de l’ONF recèle également des trésors de films d’auteur et de documentaire.

MUSIQUE EN LIGNE

Après quelques mésaventures désagréables sur l’iTunes Store, je suis passé à Bandcamp. Bandcamp est la seule plate-forme qui rémunère de façon raisonnable les créateurs. Environ 82% du prix d’un album acheté sur Bandcamp est remis directement à l’artiste. Les pièces peuvent être téléchargées dans le format désiré (ce qui évite les problèmes de compatibilité) ou écoutées directement en ligne.

Achats en ligne

Éviter l’ignoble Amazon demande pas mal de débrouillardise et de persévérance. La multinationale a le bras long et elle est parfois la seule à distribuer certains produits au Québec. J’essaie, lorsque c’est possible, d’acheter local et de faire affaire directement avec les entreprises qui fabriquent et offrent les produits. J’accepte de passer un peu plus de temps à chercher et de payer quelques dollars de plus afin de magasiner sans intermédiaires. Pour les livres, le site que j’utilise le plus souvent est Leslibraires.ca, le site transactionnel de la coopérative des librairies indépendantes du Québec.

 

Il existe une liste de logiciels libres sur Wikipédia, le site Framalibre en présente aussi. Avez-vous de meilleures suggestions ? Je suis preneur !

 

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