Élagage · première partie

Petit à petit, ce site se transforme. Je blogue depuis 2006 et l’Internet a bien changé depuis. Mes carnets, d’abord très personnels, ont migré plusieurs fois avant de faire place à un site plus professionnel. Je suis généreux de nature. J’aime collectionner les hyperliens, dresser des listes et ajouter une section « pour en savoir plus » à toutes mes publications. L’époque est désormais à la brièveté, j’ai donc choisi d’élaguer le superflu. Mais avant que certaines informations se perdent dans le foisonnement des archives de ce site, je voudrais les remettre en lumière.

Pour commencer, voici la liste des films d’animation et des bandes dessinées qui ont changé mon regard sur ces médiums :

When the Day Breaks (Quand le jour se lève) de Wendy Tilby et Amanda Forbis, Palme d’or du court métrage à Cannes (1999)

Après une enfance bercée par les dessins animés de Walt Disney et les séries japonaises, ces films ont transformé ma vision de l’animation :

Quelques titres en bande dessinée qui m’ont fait redécouvrir la bande dessinée à partir des années 2000 et qui m’ont donné envie de m’y mettre à mon tour :

 

J’aurais voulu

Je l’ai fait ! J’ai terminé mon premier 24 heures de la bande dessinée, en un peu moins de 48 heures. Du 1er au 3 avril, j’ai improvisé 24 planches qui peuvent être lues ICI. C’est un peu n’importe quoi. Dans les dernières heures, j’avais beau enlever ou remettre mes lunettes, je ne voyais plus clair. Mais le résultat a quand même un certain charme. Et je me suis attaché à ces personnages avec qui j’ai passé toutes ces heures (assez pour avoir envie de les mettre en couleurs).

Une jeune naturaliste part à la recherche de son frère qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans

Merci à Jimmy Beaulieu d’avoir organisé tout ça. Et à Tina Turner pour l’inspiration coiffure. J’ai même fait une mini trame sonore :

Jours d’attente

Pour rétablir un certain équilibre dans mon quotidien, je me suis remis à la lecture, en bande dessinée notamment. J’attendais avec fébrilité Jours d’attente de Simon Leclerc et Thomas Desaulniers-Brousseau. Icare et le géant, le film réalisé par Simon Leclerc en 2011, fait toujours partie de la compilation des «best-of» du programme de dessin animé.


Un déserteur doit se réfugier dans la maison de son grand-père au fond des bois. En attendant la fin de la guerre, il s’intéresse au passé trouble de ce bâtiment qu’il s’affaire à rénover. L’histoire de Thomas Desaulniers-Brousseau, toute en nuances, se déploie lentement, en strates multiples. Mais ce sont les images somptueuses de Simon Leclerc qui m’ont fasciné. La nature y devient magique ou sacrée. Elles brouillent les frontières entre le souvenir, le rêve éveillé et le fantasme. Je n’avais qu’une envie, me baigner dans cet univers et en explorer toutes les facettes.
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Le lion de Jacob

J’ai eu un coup de foudre pour Jim’s Lion de Russell Hoban et Alexis Deacon, traduit en français par Monsieur Ed, sous le titre Le lion de Jacob. C’est l’histoire d’un petit garçon qui doit affronter des peurs trop grandes pour l’enfance et qui découvre en lui le courage sous la forme d’un lion gigantesque. Un thème qui se rapproche davantage du scénario que je tente de développer pour mon court-métrage.

Lion
Illustration d’Alexis Deacon

Les mots de Russell Hoban, tout en délicatesse, vont à l’essentiel pour raconter le quotidien de l’enfant. Ils s’effacent presque complètement lorsque celui-ci entre dans le monde des rêves. Les illustrations foisonnantes et redoutables d’efficacité d’Alexis Deacon prennent alors la relève. Juste et puissant, le résultat évoque l’imaginaire et la folie des bandes dessinées de Winsor McCay. Lire la suite