MMXX

Ce blogue entre aujourd’hui en hibernation. Il sera silencieux jusqu’au retour du printemps. Au cours des prochains mois, je consacrerai toutes mes énergies à la production de mon premier film d’animation, Solstice, ainsi qu’à la préparation de mon portfolio. La première du film aura lieu le 20 mai 2020, à la Maison Théâtre, à Montréal. Je retourne au travail ! À bientôt.

II

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La souplesse de la panthère

Pour animer, il faut exagérer. Mais je réalise que tout est une question de mesure. J’ai dessiné les premiers mouvements de ma panthère comme si elle était parfaitement souple. Ça ne fonctionnait pas. Le résultat évoquait davantage un serpent qu’une panthère, je dois ajouter quelques raideurs à la base de la queue, dans le bassin et les épaules. Pour trouver le bon dosage, rien de mieux que les références ! (Je me suis même filmé à quatre pattes, mais je ne vais pas publier ça…)

panthere nageant sous l'eauLa souplesse est contrebalancée par la force et la solidité. Lire la suite

Biomécanique du fauve

anatomie du félin
Veterinary Anatomical Illustration, University of Wisconsin

L’heure est venue de trouver des références qui serviront à solidifier l’animation. Pour les êtres humains, c’est simple, il suffit de trouver des volontaires et de les filmer. Pour les animaux, c’est plus complexe. La banque vidéo de la BBC sur Getty Images est bien utile. Mais je cherchais depuis longtemps des images d’un félin vu du dessus. Et puis Émilie m’a envoyé cette vidéo :

Crédit : Paween Sarachan et Arthurnal

Pour débuter avec le cycle de marche d’un félin, ce cours d’Aaron Blaise vaut assurément le prix d’achat : How to Animate a Four Legged Walk Cycle ! D’autres références dans la section Apprendre de ce blogue.

Modelage

Je travaille sur la troisième (ou quatrième) version de mon personnage principal. Avoir un modèle en 3D est toujours utile pour créer les rotations et pour tester les éclairages. Mes outils de modelage servent enfin. Il me reste à trouver la façon de schématiser le tout pour simplifier le dessin au maximum… Pour le court métrage, je devrais le dessiner au moins 360 fois.

Photo du modelage
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Un cégep, la nuit

À la fin du mois de mai, j’ai été bénévole pour le gala des finissants du département d’animation. J’ai pu y voir, en primeur, les films étudiants de cette année. Comme bien d’autres, j’ai eu un coup de cœur pour le magnifique film d’introduction du gala, réalisé par Edith Lebel avec la complicité de Sébastien Lamontagne et d’une bonne partie de l’équipe pédagogique. On y reconnait l’ensemble des lieux que je fréquente au quotidien au CÉGEP du Vieux Montréal : les halls, le café l’Exode, l’ascenseur et les salles de classe.

Cinq autres très courts métrages

Réalisés il y a quelques années par des étudiants de l’École des Gobelins à Paris, voici cinq autres (très) courts métrages. Les premiers ont une longueur similaire à celle qui nous est imposé. Ces films sont le fruit d’un travail d’équipe alors que nous sommes seuls pour tout faire. J’aime particulièrement leur poésie, leur originalité et le soin apporté à leur esthétique.

Le premier a une histoire similaire à la mienne. Je m’en suis servi pour démontrer que ce type d’histoire pouvait être racontée en 30 secondes (sans le générique).

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Les vieux

Dernier travail d’animation de la session sur un thème imposé : Ragoût visite les vieux. 128 dessins sur 4 niveaux, pour 260 images. Ce sera probablement notre dernière animation sur papier. À l’automne, on arrive au XXIe siècle et on passe au numérique.

Cinq courts métrages

La session s’achève. Jusqu’ici, c’était la plus exigeante. Je suis sur les genoux. Dans un courriel, un prof nous encourage à réfléchir à la direction artistique de notre projet de film pendant l’été. Pas de vacances pour la classe étudiante ! Pour m’encourager et pour m’inspirer, je revois les films réalisés par d’anciens étudiants. Tous ces films ont été fait avec des contraintes de temps et de moyens similaires à celles avec lesquelles je devrai composer.

Icare et le géant, un film de Simon Leclerc, 2011. Pour l’esthétique de l’ensemble et le rythme. Certains plans (le 09 par exemple) sont particulièrement réussis.

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