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lay-outAfin de mettre en pratique ce que j’ai appris dans l’atelier de Nathan Fowkes, j’ai retrouvé un dessin réalisé pour le premier cours de décor. J’ai d’abord appliqué les couleurs locales en soulignant les volumes avec un éclairage diffus. Puis, j’ai modifié cette première image pour en créer une version nocturne. J’ai ajouté quelques personnages (dans le style Tonko House) pour habiter la scène et créer des touches de lumière supplémentaires. La dernière version est éclairée par le soleil du petit matin. Le tout m’a pris pas mal de temps ; j’avais du mal à me brancher sur les couleurs de chaque élément. J’imagine que l’assurance viendra avec l’expérience.Retour au Contentin, jourRetour au Contentin, nuit

Au petit matin

Atmosphères

J’ai réalisé ces dessins dans le cadre du Color and Light Workout de Nathan Fowkes sur Schoolism. Tenter de suivre Nathan Fowkes pendant qu’il s’exécute m’a fait réaliser que j’avais grand besoin d’une mise à niveau Photoshop (et d’entraînement) ! Cet atelier m’a permis de gagner en rapidité. J’y ai appris à mieux utiliser les calques de réglages pour obtenir un résultat naturel. Le lay-out qui a servi de base à cet exercice a été dessiné par Bari Greenberg, pour le film Prince of Egypt (1998). Les couleurs originales, reproduites dans le premier croquis, sont de Ron Lukas. Chaque croquis a été fait en 40 minutes ou moins.

J’aurais voulu

Je l’ai fait ! J’ai terminé mon premier 24 heures de la bande dessinée, en un peu moins de 48 heures. Du 1er au 3 avril, j’ai improvisé 24 planches qui peuvent être lues ICI. C’est un peu n’importe quoi. Dans les dernières heures, j’avais beau enlever ou remettre mes lunettes, je ne voyais plus clair. Mais le résultat a quand même un certain charme. Et je me suis attaché à ces personnages avec qui j’ai passé toutes ces heures (assez pour avoir envie de les mettre en couleurs).

Une jeune naturaliste part à la recherche de son frère qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans

Merci à Jimmy Beaulieu d’avoir organisé tout ça. Et à Tina Turner pour l’inspiration coiffure. J’ai même fait une mini trame sonore :

Jours d’attente

Pour rétablir un certain équilibre dans mon quotidien, je me suis remis à la lecture, en bande dessinée notamment. J’attendais avec fébrilité Jours d’attente de Simon Leclerc et Thomas Desaulniers-Brousseau. Icare et le géant, le film réalisé par Simon Leclerc en 2011, fait toujours partie de la compilation des «best-of» du programme de dessin animé.


Un déserteur doit se réfugier dans la maison de son grand-père au fond des bois. En attendant la fin de la guerre, il s’intéresse au passé trouble de ce bâtiment qu’il s’affaire à rénover. L’histoire de Thomas Desaulniers-Brousseau, toute en nuances, se déploie lentement, en strates multiples. Mais ce sont les images somptueuses de Simon Leclerc qui m’ont fasciné. La nature y devient magique ou sacrée. Elles brouillent les frontières entre le souvenir, le rêve éveillé et le fantasme. Je n’avais qu’une envie, me baigner dans cet univers et en explorer toutes les facettes.
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Modelage II, la panthère

J’ai pris une pause du dessin et je suis retombé en enfance le temps de créer une panthère en pâte à modeler. L’exercice me permet de mieux saisir les volumes. En cherchant des photos de références, j’ai appris plein de choses sur les panthères (Panthera pardus) et ce qui les différencie des autres félins : têtes plus rondes, mâchoires puissantes, pattes avant et cou musclés pour transporter les proies dans les arbres, pieds larges pour marcher en silence aussi bien au sol que dans les branches, griffes rétractiles qui donnent aux doigts de pied une forme carrée.

La panthère chasse à l’affût en bondissant sur ses proies, ses pattes plus courtes ne lui permettent pas de courir aussi efficacement qu’un lion, mais elle peut faire des bonds de 4 à 6 mètres. Lire la suite

Expressions et mesure

La première présentation du scénarimage de mon démo, devant un groupe, a été un flop. Dan, le prof, m’avait dit d’accentuer les expressions du personnage; j’étais trop dans la subtilité. Je suis aller trop loin, faut croire. Et tout le groupe a rigolé pendant toute la présentation alors que l’histoire n’est pas censée être drôle… Apprentissage à la dure.

De retour à la table à dessin, j’ai retravaillé toutes les expressions du film. En voici quelques-unes. Rassurez-moi, dites-moi que ces dessins ne vous font par rire.
dessin de personnage Lire la suite

Aplats de jour ; aplats de nuit

Sur un dessin du maître Franquin, tiré de La mauvaise tête (1954), deux ambiances colorées. La couleur a été réalisée avec Photoshop. La couleur originale, beaucoup plus simple, avait été peinte à la gouache ou à l’aquarelle, à la mode de l’époque.

La mauvaise tête, ambiance ensoleillée

La mauvaise tête, ambiance nocturne
J’ai utilisé un dessin tirée du livre La Mauvaise tête : édition commentée, par André Franquin et Hugues Dayez, Italie, Niffle, coll. « 50/60 », 2014, 110 p.

Unatishiu

Mon désir de faire de la bande dessiné m’a amené à m’inscrire à un cours en dessin animé. Débordé par les travaux, j’ai dû mettre mes projets BD sur la glace. J’y retourne par la bande. Dans ce cas-ci, pour le travail de session d’un cours de représentation visuelle des cultures. Mon sujet : illustrer une enfant innue, au début du XVIIe siècle, alors que les premiers colons français s’installaient à Québec. (Unatishiu signifie « elle est espiègle » en innu aimun.)

Quelques croquis préparatoires :

recherche01
crâne d'ours

Et le dessin final:

Unatishiu

Selon l’anthropologue Frank G. Speck, le motif de la double courbe que j’ai utilisé pour border l’image serait une illustration de la parfaite symétrie des mondes matériel et spirituel pour les autochtones de la famille algonquiennes (Innus, Attikamekw, Algonquins, Cris, etc.).

Plusieurs des objets illustrés ici font partie des expositions virtuelles du Musée McCord : Paroles vivantes : diplomates autochtones au 18e siècle, « Mon corps est ici, mais mon esprit est toujours là-bas » La langue innue de la forêt — Communauté d’Ekuanitshit et de l’Institut culturel cri.

D’autres sont présentés dans les livres suivants :

  • PROJET NIKA NISHK. 2017. Ashineun. Montréal : Projet Nika Nishk, 163 pages. (Un livre magnifique !)
  • LABERGE, Marc. 1998. Affiquets, matachias et vermillon, ethnographie illustrée des Algonquiens du nord-est de l’Amérique au XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Montréal : Recherches amérindiennes au Québec, collection « Signes des Amériques », 224 pages. (La meilleure référence visuelle sur le sujet.)
  • LÉVESQUE, Carole. 1976. La culture matérielle des Indiens du Québec : une étude de raquettes, mocassins et toboggans. Ottawa : Musées nationaux du Canada (National museum of man), 147 pages.
  • ROBITAILLE, Marie-Paule. 2014. Voyage au cœur des collections des premiers peuples. Québec, Les éditions du Septentrion. 271 pages.

J’ai essayé, tant bien que mal, de faire des textures à l’aquarelle comme le fait si bien le talentueux François Lapierre (le premier album des Chroniques sauvages m’a aussi servi d’inspiration).