Lumières

C’est souvent la lumière qui me touche dans une illustration. La lumière crée le volume, la présence et elle laisse deviner l’univers qui se déploie hors du cadre. Avec les couleurs, elle installe les atmosphères. Je n’étais pas satisfait des résultats que j’obtenais dans mes illustrations, jusqu’à ce que je tombe sur un cours en ligne de Samuel Smith. Ce jeune artiste français multi-talentueux a travaillé entre autres comme artiste couleur sur le film Klaus de Sergio Pablos. Voici le résultats des exercices du cours et quelques essais personnels :

 

Pour en savoir plus :

Le cours de Samuel Smith, Lighting principles for digital painting est offert en anglais sur Domestika. Ce cours concis, clair et bien structuré vaut amplement le prix d’achat. Je le recommande !

Quelques références présentées par Samuel Smith :

Le site du cours Pratique de l’éclairage en arts visuels à l’École des arts numériques, de l’animation et du design (NAD) de l’Université du Québec à Chicoutimi regorge de ressources pour réviser et explorer les possibilités des théories de la lumière.

Sphère lumière dure
source : Les secrets de la sphère, http://patenteux.com/lumiere/

Retour au film

Le retour au travail est un choc pour le corps. À l’adaptation aux nouvelles tâches et aux quarante heures s’ajoute la technologie qui fait des siennes. Ma débrouillardise est régulièrement poussée à ses limites. Mais jour après jour, j’y arrive. Et malgré la confusion des six derniers mois, j’ai su garder le cap. Je profite en ce moment des avantages du télétravail. Après la fête du travail, je retourne au bureau avec une certaine inquiétude.

Chaque matin depuis le début du confinement, je traverse au parc La Fontaine. J’y ai repris la course. Et les jours de repos, je viens m’y asseoir avec un café pour dessiner avant le début de la journée de travail. Ce rituel est essentiel à ma santé mentale. Dans la pente laissée en friche près de l’étang, le bruissement des grillons a remplacé le grelot des crapauds. Ce son me fait du bien. Il dit qu’à la fin, quand les hommes auront été au bout de leur saccage du monde, la vie sera toujours là. La vigne vierge et la vigne des rivages s’y emmêlent aux verges d’or et aux chardons. Je crois y apercevoir un aulne et un rosier sauvage ainsi qu’une myriade de plantes que mon ignorance laisse dans le noir.

Après avoir arrêté les cours à la fin mars, j’ai pris quatre mois de recul, un temps où je me suis concentré sur la préparation de mon portfolio et la recherche d’emploi. Des démarches qui se sont révélées fructueuses. Même si mon temps est désormais limité, l’envie de terminer le projet de film n’est pas complètement éteinte. Et en revoyant ce premier plan, presque terminé, je retrouve l’envie de m’y replonger.

Pour cette scène, il me reste à ajouter des ombres pour modeler la panthère. Peut-être ajuster la taille des grains de poussière. Des détails que je garde pour la fin. Je dépose cette scène ici comme un souhait. Celui de terminer ce film. Et peut-être un jour, qui sait, de le voir projeter sur un grand écran.

Axonométrie

On avait fait ce dessin en première année. La perspective axonométrique lui donne un aspect un peu rigide qui me rappelle les jeux vidéo. J’ai utilisé les derniers jours de ma licence « étudiant/covid-19 » Photoshop pour colorer la scène. Pour la suite, j’hésitais entre l’abonnement étudiant assez dispendieux d’Adobe et d’autres solutions moins chères. J’ai déjà Clip Studio Paint (aka Manga Studio) qui a l’immense avantage du dessin en vectoriel, mais il est difficile d’approche quand on a l’habitude de Photoshop. Et côté couleur, Clip Studio Paint ne me paraît pas à la hauteur. On m’a parlé d’Affinity Photo, ça a l’air bien. Peut-être que je devrais combiner les deux. C’est ce que je me demandais jusqu’à ce que je reçoive cette nouvelle…
jourQuelques semaines plus tôt, j’avais postulé pour un poste d’artiste layout dans un grand studio de Montréal. N’ayant pas eu de réponse, j’en avais fait mon deuil. Quand, un matin, je reçois un courriel d’une technicienne en ressources humaines dudit studio. Mon portfolio leur a plu et après une brève entrevue, ils m’offrent un poste à temps plein permanent. En raison de la pandémie et pour des raisons de confidentialité, je devrai travailler de la maison sur un ordi leur appartenant. Celui-ci me sera livré bientôt, avec toutes les licences dont je pourrais avoir besoin. Je serai payé pour dessiner! J’ai encore du mal à le croire. Nuit

Retour au Contentin

lay-outAfin de mettre en pratique ce que j’ai appris dans l’atelier de Nathan Fowkes, j’ai retrouvé un dessin réalisé pour le premier cours de décor. J’ai d’abord appliqué les couleurs locales en soulignant les volumes avec un éclairage diffus. Puis, j’ai modifié cette première image pour en créer une version nocturne. J’ai ajouté quelques personnages (dans le style Tonko House) pour habiter la scène et créer des touches de lumière supplémentaires. La dernière version est éclairée par le soleil du petit matin. Le tout m’a pris pas mal de temps ; j’avais du mal à me brancher sur les couleurs de chaque élément. J’imagine que l’assurance viendra avec l’expérience.Retour au Contentin, jourRetour au Contentin, nuit

Au petit matin

Atmosphères

J’ai réalisé ces dessins dans le cadre du Color and Light Workout de Nathan Fowkes sur Schoolism. Tenter de suivre Nathan Fowkes pendant qu’il s’exécute m’a fait réaliser que j’avais grand besoin d’une mise à niveau Photoshop (et d’entraînement) ! Cet atelier m’a permis de gagner en rapidité. J’y ai appris à mieux utiliser les calques de réglages pour obtenir un résultat naturel. Le lay-out qui a servi de base à cet exercice a été dessiné par Bari Greenberg, pour le film Prince of Egypt (1998). Les couleurs originales, reproduites dans le premier croquis, sont de Ron Lukas. Chaque croquis a été fait en 40 minutes ou moins.

Comment dessiner les oiseaux

La section californienne d’Audubon a récemment mis en ligne un cours du biologiste John Muir Laws sur le dessin d’oiseaux. Depuis le début de la pandémie, l’offre de formations en ligne a explosé. Mais il n’est pas donné à tout le monde de savoir enseigner devant une Webcam ; peu de ces cours se révèlent pertinents. Je n’avais donc pas beaucoup d’attentes avant de commencer ce cours d’Audubon. Et j’ai été impressionné par le dynamisme de ce professeur. Son enseignement est clair et bien structuré. L’équilibre entre théorie et pratique est parfait. Voici le premier cours de la série (durée : environ 2 h)

Apprendre à porter attention

L’être humain a poursuivi son évolution pendant des milliers d’années grâce à sa capacité à focaliser son attention sur ce qui a un lien direct avec sa survie : dangers, prédateurs, nourritures. Les autres stimulus, qui sont nombreux en nature, sont perçus puis immédiatement oubliés. C’est ce qui rend difficile le dessin des oiseaux (qui ne sont généralement ni menaçants, ni alléchants). Après avoir observé un oiseau quelques secondes, on se penche pour dessiner et l’image de l’oiseau s’est déjà volatilisé de notre esprit.

Pour entraîner cette attention et améliorer notre mémoire visuelle, John Muir Laws propose plusieurs stratégies : faire appel aux sensations tactiles et imaginer que l’on caresse le dessus de l’oiseau pour en déterminer le contour, en mimant le geste. Cette ligne du dos de l’oiseau est l’une des plus importantes puisqu’elle détermine la posture et l’attitude. Pour ancrer davantage cette perception, il propose de la verbaliser tout en faisant le geste :
« Rondeur, descente abrupte, petite pointe, ligne droite, etc. ». De cette façon, au moment de commencer le dessin, la perception sera solidement ancrée dans notre esprit. Une fois la ligne du dos tracée, John Muir Laws recommande de se poser des questions pour déterminer les proportions de la tête et du corps, l’angle du bec (qui déterminera la position des yeux), et l’angle des pattes qui émergent du plumage. Et ça fonctionne !  J’en suis au troisième et dernier cours qui sera diffusé demain. J’ai déposé sur cette page les meilleurs dessins réalisés avec cette méthode.

 

Le bonheur des oiseaux

En ce temps troublé, dans nos vies confinées, reste le plaisir d’observer les oiseaux, de nos fenêtres ou de nos balcons.

Les vents des derniers jours ont été favorables aux oiseaux migrateurs. Très tôt ce matin, une grive des bois de passage, Hylocichla mustelina, chantait dans la ruelle, derrière chez moi. Cette espèce est en déclin, possiblement à cause de la déforestation, au Québec comme dans ses quartiers d’hiver, en Amérique centrale.


Le chant de la grive des bois se compose de phrases musicales de cinq ou six notes et se termine en trille doux. Je l’associe aux premières lueurs de l’aube et aux mystères de la forêt. (Audio © Lang Elliott, Bob McGuire, Kevin Colver, Martyn Stewart, Audubon.org.)

Les jours d’été ne seraient pas les mêmes sans la gaieté et le vol ondoyant du chardonneret jaune, qui porte très mal son nom scientifique, Spinus tristis. Il chante souvent en volant, modulant son phrasé au rythme de ses ondulations. Dans la plupart des régions, les chardonnerets nichent tard en saison, en juillet et en août, au moment où les graines dont ils se nourrissent sont les plus abondantes : asclépiade, aster, tournesol, chardon, etc.


Nostalgie

C’est souvent lorsque l’on perd quelque chose qu’on en découvre toute la valeur. Je m’ennuie de ce quotidien des trois dernières années. En voici un souvenir. Le défi proposé pour ce projet était d’illustrer la journée d’un étudiant du Cégep du Vieux Montréal, dans le style des vitraux du Moyen Âge. En colorant ce dessin, j’ai tenté sans grands succès d’évoquer la transparence du verre. Je ne suis pas satisfait du résultat. Si vous avez des idées pour y parvenir, faites-le moi savoir dans les commentaires !

vitrail