J’aurais voulu

Je l’ai fait ! J’ai terminé mon premier 24 heures de la bande dessinée, en un peu moins de 48 heures. Du 1er au 3 avril, j’ai improvisé 24 planches qui peuvent être lues ICI. C’est un peu n’importe quoi. Dans les dernières heures, j’avais beau enlever ou remettre mes lunettes, je ne voyais plus clair. Mais le résultat a quand même un certain charme. Et je me suis attaché à ces personnages avec qui j’ai passé toutes ces heures (assez pour avoir envie de les mettre en couleurs).

Une jeune naturaliste part à la recherche de son frère qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans

Merci à Jimmy Beaulieu d’avoir organisé tout ça. Et à Tina Turner pour l’inspiration coiffure. J’ai même fait une mini trame sonore :

Les 24 heures de la bande dessinée de la fin du monde

Demain matin, en compagnie virtuelle de centaines d’artistes, je tenterai de relever le défi d’un 24 heures de bande dessinée. Au départ, il s’agissait de réaliser 24 pages de BD en 24 heures. Pour rendre l’expérience plus confortable et plus accessible, le 24 heures est ici étalée sur 48 heures. La consigne que devront suivre les artistes ne sera révélée qu’au début de l’activité, le 1er avril 2020, à 9h HAE (15h en Europe).
24 heures BD
Si tout va bien, je prévois que mes premières pages devraient être en ligne le 1er avril, en après-midi. Vous pouvez suivre en direct le développement de ma bande dessinée (et m’encourager) sur cette page.

Des nouvelles de l’intérieur

J’ai appris la fermeture du Cégep en jetant un œil à mon téléphone. J’ai reçu la nouvelle avec un immense soulagement. La semaine de relâche était sur le point de commencer, mais je sentais bien qu’une semaine n’allait pas suffire. J’étais épuisé. Début mars, j’avais du mal à trouver le sommeil et il y avait des moments où je perdais complètement le fil de ce que racontait le prof à l’avant de la classe. La fatigue s’accumulait depuis longtemps. Les quelques soirs où je travaillais comme serveur était devenus des épreuves insurmontables. J’avais laissé tomber la course, puis le peu de vie sociale qui me restait. Je suis doté d’une très grande capacité d’adaptation, mais au cours des dernières années, j’ai poussé cette faculté jusqu’à ses dernières limites. Lire la suite

MMXX

Ce blogue entre aujourd’hui en hibernation. Il sera silencieux jusqu’au retour du printemps. Au cours des prochains mois, je consacrerai toutes mes énergies à la production de mon premier film d’animation, Solstice, ainsi qu’à la préparation de mon portfolio. La première du film aura lieu le 20 mai 2020, à la Maison Théâtre, à Montréal. Je retourne au travail ! À bientôt.

II

Si vous souhaitez être avisé du retour des publications, laissez un commentaire sous cet article. (si vous lisez ceci sur la page d’accueil, cliquez d’abord sur le titre du billet pour accéder aux commentaires au bas de la page.)

La souplesse de la panthère

Pour animer, il faut exagérer. Mais je réalise que tout est une question de mesure. J’ai dessiné les premiers mouvements de ma panthère comme si elle était parfaitement souple. Ça ne fonctionnait pas. Le résultat évoquait davantage un serpent qu’une panthère, je dois ajouter quelques raideurs à la base de la queue, dans le bassin et les épaules. Pour trouver le bon dosage, rien de mieux que les références ! (Je me suis même filmé à quatre pattes, mais je ne vais pas publier ça…)

panthere nageant sous l'eauLa souplesse est contrebalancée par la force et la solidité. Lire la suite

L’esprit du lieu

J’aime fignoler. L’idée d’accélérer le processus à l’étape de la production de mon démo ne me dit rien qui vaille. Pour le moment, j’ai mis de côté l’animation (zéro papier) et je me concentre sur les décors…

Dessin construit en vectoriel, dans Harmony. Oublié le bois tourné, je me suis basé sur les meubles d’enfants créés par Marcel Gascoin pendant la période de la reconstruction d’après-guerre. Mais le résultat est trop droit, ça manque de vie.

Motif de la tapisserie qui ornera le haut des murs de la chambre, chêne rouge (Quercus rubra).

Dernière version. J’ai gauchi les meubles et ajouté textures et lumières dans Photoshop. J’ai utilisé des textures que j’ai faites à l’aquarelle. C’est la partie que je préfère (et j’y passe trop de temps). J’ai tenté d’utiliser la méthode efficace d’un illustrateur de grands talents, Marcin Jakubowski. Ce décor sera utilisé dans les scènes 03 et 05.

 

La marche de Maja

Et c’est reparti ! D’ici le 26 janvier, je dois avoir terminé la couleur des décors et l’animation brouillon des douze plans de mon démo. Je ne sais pas si je vais y arriver, je ferai de mon mieux. Pour commencer en douceur, j’ai revu un tutoriel d’Aaron Blaise sur la marche des quadrupèdes. Et j’ai dessiné un cycle de marche pour le personnage de Maja, la panthère, dont voici le premier jet :

Ma motivation est encore chancelante. Je suis encore sonné de la dernière session. J’ai décidé que j’allais donner priorité à ma santé : je reprends la course à pied. Et réserver un espace dans mon quotidien pour la lecture. Je m’en suis remis à la synchronicité à la Grande bibliothèque, en explorant le rayon des livres sur la motivation. Il y a dans cette section beaucoup de grands n’importe quoi, des approches bidons, recyclées par des pseudo coachs de vie. J’ai eu la chance de tomber sur un ouvrage de Piero Ferrucci, psychologue ayant popularisé l’approche de la psychosynthèse : Your inner will.

Sans complaisance, Piero Ferrucci explore les fondements de la volonté. Il illustre son propos par des histoires tirées de la mythologie ou du folklore. Un livre costaud, complexe et passionnant. Je lis bien en anglais, mais la richesse du vocabulaire m’a demandé quelques efforts. L’une des recommandations du Dr Ferrucci est de tenir un journal. Prendre une distance avec les événements et nos réactions permet de développer une vision plus claire de nos souhaits les plus sincères. C’est ce que je ferai ici.

Sur Facebook, j’ai vu passer la suggestion de Jennifer : Draw stronger, de Kriota Willberg. Guide très exhaustif sur la prévention des blessures chez les dessinateurs. Je connais plusieurs dessinateurs qui ne peuvent plus créer sans souffrir. Le sujet est donc important, et Kriota Willberg est une experte sur la question, mais l’ouvrage gagnerait à être synthétisé. Les gags sont sympathiques, mais répétitifs.

Biomécanique du fauve

anatomie du félin
Veterinary Anatomical Illustration, University of Wisconsin

L’heure est venue de trouver des références qui serviront à solidifier l’animation. Pour les êtres humains, c’est simple, il suffit de trouver des volontaires et de les filmer. Pour les animaux, c’est plus complexe. La banque vidéo de la BBC sur Getty Images est bien utile. Mais je cherchais depuis longtemps des images d’un félin vu du dessus. Et puis Émilie m’a envoyé cette vidéo :

Crédit : Paween Sarachan et Arthurnal

Pour débuter avec le cycle de marche d’un félin, ce cours d’Aaron Blaise vaut assurément le prix d’achat : How to Animate a Four Legged Walk Cycle ! D’autres références dans la section Apprendre de ce blogue.